transitions - 2015

MIRA SANDERS

le journal d'un usager de l'espace

film still An attempt at defining the idea of transition - 2015

In order of appearance:

# pictures exhibition Transitions, été 78, 2015

# film stills A journey through n-dimensions, b&w, French spoken, English subtitles, 00:10:00, 2015

# film stills In an atmospheric depth of time, b&w, French spoken, English subititles, 00:10:26, 2015

# film stills An attempt at defining the idea of transition, colour, French spoken, English subtitles, 00:11:25, 2015

 

previews are available on this link

 

 

Mira Sanders - TRANSITIONS

22.06. - 18.07.2015

 

Cette exposition est le résultat d’une collaboration avec L’ISELP, en particulier Catherine Henkinet, et avec l’artiste Mira Sanders. Une collaboration étroite menant à un projet spécifiquement développé pour notre lieu par l’artiste.

 

Quand l’invitation a été lancée en début d’année, très rapidement Mira Sanders s’est plongée dans l’architecture physique de l’espace, mais elle a également capté des éléments plus immatériels touchant à la situation, au rôle, au fonctionnement de l’Eté 78. Des zones de frottement, des limites, des frontières, des zones de délimitations sont présentes et sont à questionner. L’espace public de la rue, la vitrine opaline, l’espace public-privé du lieu, l’espace privé-public du jardin, l’espace privé de la maison autant d’éléments formant des transitions.

 

Citant Catherine Henkinet : « Mira Sanders propose une mise à nu du lieu en y dévoilant sa structure par diverses « transitions », d’ordre temporel, spatial ou sensible, creusant l’espace pour mieux l’appréhender. Elle crée des passages physiques ou imaginaires, et établit un dialogue entre intérieur et extérieur ».

 

Ces questions et ces dialogues sont très présents dans un lieu récemment construits. Des choix architecturaux ont été opérés de manière volontaire, en cohérence avec le fonctionnement voulu du lieu d’exposition. Une vitrine opaline n’est pas un élément neutre pour un espace accessible uniquement sur rendez-vous, pour un espace non commercial, pour un espace accueillant un public parfois dense. Il en est de même pour une vitre transparente menant au jardin. Que veut-on montrer ? Que veut-on cacher ? D’autres choix architecturaux ont été guidés par des contraintes physiques, telle la forme de la parcelle manant à une architecture tout en longueur mais s’évasant vers le fond. Comment ces contraintes s’articulent entres-elles et quelles influences ont elles sur le fonctionnement du lieu, sur son âme ? Comment l’extérieur peut-il pénétrer à l’intérieur ? Quel est alors le comportement du public? Les zones de transitions sont-elles à considérer comme des zones de passages, comme des zones frontières, comme des limites de territoire ?

 

Ces questions abordées de manière plastique par Mira Sanders peuvent nous permettre d’aborder des lieux de manière différente. De les redéfinir par des processus physiques ou mentaux. Le comportement d’un public dans un espace, le déplacement du spectateur et la circulation de son regard sont des sujets importants pour Mira Sanders. Les thématiques récurrentes dans son travail artistique sont les cartes, les chemins, les bordures, les frontières, les trajectoires, les trajets souvent traités par le dessin, le mot, la vidéo. La temporalité peut-alors se faufiler et changer nos perceptions. Une manière d’arpenter les lieux, les architectures et le temps.

 

Nous avons particulièrement apprécié cette collaboration avec Mira Sanders et Catherine Henkinet qui nous a permis de découvrir, revoir et vivre notre espace sous un autre angle, après 1 an et demi d’existence.

 

Olivier Gevart, été 78, 2015